bon voilà, c'est décidé : si un jour je me marie, ce sera à Weeki Wachee Springs.
Hier soir, j'ai réussi à être vraiment impressionnée par un film dont
pourtant j'ai trouvé le scénario prévisible dans les grandes lignes,
voire parfois un peu ridicule (quand on ne peut pas s'empêcher de
penser à Fort Boyard dans certaines scènes, ça décrédibilise un peu, et
puis j'aime bien me moquer des films d'action/fantastique, surtout
quand ils sont en espagnol, allez savoir pourquoi -ceux qui ont lu
'durant les travaux l'exposition continue' savent pourquoi).
Parce que c'était presque une expérience physique. Contrairement à bon
nombre de films "plus intelligents" (gros raccourci ici, mais bref) que j'ai pu voir ces derniers
temps, j'y ai passé deux heures dans un état de concentration assez rare,
presque douloureuse même (certaines scènes sont... intenses. Entendre
une salle pleine à craquer aspirer de l'air entre ses dents en essayant
de continuer à regarder, ça n'arrive pas tous les jours quand il ne
s'agit pas d'un film gore). Entre ça et l'esthétique vraiment proche de
celle de certains de mes rêves, je pense que je me souviendrai
considérablement plus du Labyrinthe de Pan (car voilà de quoi il
s'agit) que des Lumières du Faubourg.
Et finalement pourquoi vais-je au cinéma ? pour me faire chier deux heures sur un film déprimant à propos de gens tristes ou pour retrouver cette intensité de quand on lisait des romans d'aventures à 10 ans, la nuit, en cachette (et qu'on n'a jamais retrouvée, même si on a lu des choses dix fois plus puissantes depuis) ?
Les deux évidemment. Faut pas cracher dans la soupe.

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